HOMNIMAL (Création 2018)

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Théâtre

Trois cadres d'entreprise se retrouvent en forêt pour un stage de cohésion de groupe organisé par la boîte. Les mots d'ordres : convivialité, bonne humeur, plaisir et dépassement de soi.
Seulement... la forêt est tout de même très sombre, les jouets proposés ont fâcheusement tendance à être très aiguisés voire explosifs, les jeux innocents se transforment insidieusement en épreuves mortelles, la convivialité prend des airs de mise en concurrence bestiale...
Ah oui... ces trois cadres sont des figures clownesques. Aux instincts sadiques, qui se révèlent avec une facilité plutôt inquiétante.

L'HOMME EST-IL BON ?

L’homme meurt et doit survivre. Tout comme l’animal. L’homme est l’espèce soit disant la plus développée. L’on pourrait s’attendre à ce qu’elle mette à profit son intelligence.
L’histoire nous démontre que l’humanité est incroyablement douée pour s’entretuer, pour écraser son prochain. A y trouver même parfois un plaisir sadique.
Les exemples de tortures, très imaginatives, inventées par l’Homme, à travers les époques et les civilisations, le démontrent. Il suffit de consulter le rapport d’Amnesty International sur les méthodes de tortures au cours du temps, pour en être persuadé. De l’écorchement aux cents couteaux à la vierge de fer, la créativité de l’homme en matière de souffrance infligée est tristement sans limite.
Il arrive que l’animal s’amuse de sa proie, comme le chat avec la souris. Mais, il est toujours question de tuer pour survivre. Ce n’est pas toujours le cas pour l’Homme.

ICI C'EST LA LOI DE LA JUNGLE

Un stage de survie pour hommes d’affaires. Voici le cadre de notre spectacle. Les trois personnages sont là pour être testés dans l’adversité, afin de s'endurcir en entreprise.
Dans ce milieu professionnel, on se doit d’être le meilleur, d’écraser la concurrence, quitte à oublier parfois l’humanité qui est en face, quitte à renier son éducation, ses principes. Notre entreprise « veut des tueurs ».
Comment nos 3 hommes d’affaires réagiront ils lorsqu’ils seront parachutés dans un milieu hostile, sans en connaître les règles ?
Que se passe-t-il si l’on fait entrer une chaise électrique, qu’on y installe un des personnages et qu’en appuyant sur le bouton, un poulet rôti apparaît ?

Le but de ce jeu est-il de gagner ? Y-a-t-il un intérêt collectif ou individuel à la réussite du stage ? Seront-ils capable de se sacrifier pour l’autre ? Que faire d’une tronçonneuse ?

Dans un monde idéal, on pourrait s’attendre à l’empathie, à l’entraide pour la survie individuelle et collective. Cela peut arriver. Mais est-ce toujours le bon, le pur qui l’emporte à la fin ? Le malin, le tricheur n’a-t-il pas plus sa chance ?

Ils sont trois. N’est-ce pas plus rusé de s’allier contre le troisième pour survivre et éliminer déjà au moins un « adversaire ».

Ce qui est certain, c’est qu’il y’ a la nécessité à obéir, quitte à faire mal ou pire à torturer. Il y a une hiérarchie, même invisible. Ils se doivent d’obéir, sinon ils sont en danger. De mort ? De licenciement ? Leur docilité est induite par le système.

Cette histoire pourrait-être sinistre et douloureuse à souhait. C’est sans compter sur la représentation théâtrale. Notre objectif n’est pas de dépeindre un monde ignoble et uniquement brutal mais de s’amuser avec un postulat absurde et des figures clownesques. Les regarder se débattre dans l’adversité, comme sous un microscope. Trois « insectes » qui échafaudent des stratégies pour leur survie, jaugent leurs forces physiques et psychologiques, tentent de mettre à profit leur particularisme pour s’en sortir.

LA FIGURE CLOWNESQUE

Sur scène, trois figures clownesques. Imprévisibles. Comme peuvent le faire les enfants, ils détournent les objets et les choses. Comme les enfants, ils peuvent prendre plaisir et curiosité à griller une fourmi avec une loupe. Ils possèdent toute la palette des sentiments enfantins : grosse colère, innocence, perversité. Ils s’expriment essentiellement avec le corps.
Bref, des êtres dépourvus de codes sociaux, jouant sur l’effet d’attraction/répulsion, du rire aux larmes.
Des figures clownesques, grotesques entre humour noir et surréalisme. Miroir, déformé et humoristique,  de notre humanité.
Sur scène, un lieu magique et inquiétant. Cela ressemble à une forêt. Un monde inconnu, incompréhensible. Une scénographie ludique où les objets proposés peuvent se transformer en jouets ou en machines de guerre, où des structures complexes s’apparentent à des énigmes à résoudre, où l’on peut gagner, grâce à elle, une simple bouteille d’eau.
Un lieu qui tiendrait de l’escape Game couplé d’un Paint- Ball. L’amusement augmenté. Si ce n’est qu’ici les coups sont vraiment douloureux et les baffes réelles.
Le récit s’approprie alors les codes des  films d’anticipation à grands moyens, où les héros se voient confrontés à un jeu de survie dont ils ne comprennent pas les règles. Il n’en restera qu’un à la fin ! Cette lutte peut alors s’apparenter à un film d’épouvante. Une parodie dans notre cas.
Bref, ça parle de fascisme, de totalitarisme, de libre arbitre. L’envie de parler, avec humour noir et décalage de la difficulté du vivre ensemble, de la propension malsaine, qui semble naturelle à notre espèce, soit disant supérieurement évoluée, à conquérir le pouvoir.
Le plus passionnant sera de découvrir comment ces trois figures perdront peu à peu de leur humanité, quelles seront les épreuves qui les détourneront de leurs principes, quelles moralités effaceront ils de leur être, au fur et à mesure du spectacle.
Pour retourner finalement à ce que l’homme appelle dédaigneusement l’état animal ?

L’EQUIPE ARTISTIQUE

PIERRE BLAIN : Metteur en scène
Comédien professionnel depuis 1996, il a été formé au conservatoire de région de Bordeaux puis à l’école nationale supérieure de Saint-Etienne.
Depuis sa sortie de l’école, il joue dans les centres dramatiques nationaux et les compagnies indépendantes de la Région Rhône-Alpes puis des Alpes-Maritimes. Il a notamment travaillé dans les CDN de Besançon, Saint-Etienne, Lyon et Nice.
Il alterne les rôles dans les pièces classiques (Molière, Shakespeare, Hugo…) ainsi que dans des pièces contemporaines (Azama, Yendt, Melquiot…), des spectacles multidisciplinaires (danse, musique, clown, masque de commedia dell’arte …)  Il  participe à des expériences de recherches théâtrales, avec des metteurs en scène comme Robert Cantarella, Julie Brochen ou Roland Fichet.
Pierre Blain vit depuis 2004 à Cannes.
Il travaille en 2018 avec la Compagnie Arketal, le Navire, La Compagnie Limite Larsen, la Compagnie 100° théâtre, la compagnie Padam Nezi (Marseille), la compagnie Voix Public, le C.C.D. La berlue, le théâtre communautaire d’Antibes (Anthéa) et le Centre Dramatique National de Nice.

FREDERIC FIALON : Comédien
Il a été formé au conservatoire régional d'art dramatique de Nice puis aux ateliers pré professionnel de l'ERAC.
Il a ensuite été membre dès 1996 pendant plus de 10 ans de la compagnie Miranda. Puis il a travaillé avec plusieurs compagnies locales (Cie de l'Arpette, Cie voix public, Cie divine quincaillerie, Cie sin …) Cela lui a permis de parfaire sa pratique et de toucher à diverses formes de théâtre (clown, commedia d'elle Arte, marionnette, théâtre d'intervention, théâtre forum...)
Il est membre du collectif « mains d’œuvre » avec 2 adaptations de Shakespeare et a été engagé par le C.C.D. - la Berlue sur ses deux dernières créations.

CHRISTIAN GUERIN : Comédien
Le petit Christian Guérin est né heureux un vendredi matin ensoleillé par l’automne de sa Côte d’Azur. Après avoir été élu "le plus beau bébé de St. Laurent du Var", il prend conscience de son potentiel artistique. Il commence le théâtre à 10 ans avec Jacques Biagini. Il suit par la suite une formation littéraire et théâtrale au Lycée Bristol de Cannes. Il crée L’Illustre Compagnie à 17 ans. Après avoir fréquenté différentes compagnies de la région PACA, il monte à Paris pour suivre assidûment l’enseignement de Véronique Nordey puis du Cours Simon. Depuis, il écrit et met en scène, joue dans de nombreuses créations (Théâtre classique et contemporains, cirque, clown, commedia dell’arte) avec notamment la Compagnie de l’Arpette.
En 2015, il est engagé par le C.C.D. La berlue pour le spectacle « Eat Parade », sous la direction de Pierre Blain, joué au Théâtre National de Nice.
Pour conclure, ce funambule de l'expression est tour à tour professeur de théâtre, metteur en scène, auteur, comédien, jongleur, clown, et maître praticien en PNL. Son rêve : que son art soit rond pour en faire plusieurs fois le tour, ou pour le peindre en rouge et le mettre au bout du nez.

HUGO MUSELLA : Comédien
Hugo Musella est auteur, comédien, metteur en scène, animateur d’ateliers d’écriture et de cours de théâtre. Il est titulaire d’une Maîtrise en Arts du spectacle, d’un Diplôme Universitaire d’Animateur d’atelier d’écriture et du Diplôme d’Etat d’enseignement du théâtre.
Après avoir créé et dirigé l’Immense Aimant Théâtre quatre ans, il a rejoint la Compagnie Voix Public en 2001 avant de créer le Limite Larsen théâtre en 2014.
Son écriture scénique est la résultante ludique d’une collusion de cultures : théâtrale, mythologique, cinématographique, poétique, bande dessinée, ainsi que de sa pratique de l’escrime et de la course de fond.
En 2017/2018, il joue dans "Le temps qu'on perd" (Limite Larsen théâtre), "Eat Parade"(Cie C.C.D. La Berlue), "Dracula" (Collectif la Machine). Il a également sauvé le monde à deux reprises mais préfère rester discret à ce sujet encore douloureux.

 

Homnimal (Titre provisoire)
Création 2018 du Centre Complètement Dramatique (C.C.D.) - la Berlue
Coproduction théâtre communautaire d’Antibes - Anthéa

 

L'ÉQUIPE
Mise en scène Pierre BLAIN
Assistante à la mise en scène Alys THIEMANN
Ecriture au plateau
Dramaturgie Pierre BLAIN et Hugo MUSELLA
Scénographie Jean-Luc TOURNE
Distribution Frédéric FIALON, Christian GUERIN, Hugo MUSELLA
Création Lumière Cyrille CHABERT
Création musicale et sonore Fabrice ALBANESE
Création costume Célia LE SCORNEC
Cette création avec figures clownesques fait suite à la création 2010 de la Compagnie « Anatole F. » coproduit par le Théâtre National de Nice.
Les comédiens de cette création ont tous trois été interprètes de la dernière création de la Compagnie (2017) « Eat Parade », joué en création au Théâtre National de Nice. 
Le coût plateau du spectacle à la représentation est de 4000 euros T.T.C.

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