ANATOLE F. (création 2010)

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D’après Hervé Blutsch
Création théâtrale pour clown sans nez

Un jour, Anatole Felde annonce à ses 2 collègues qu’il va s’en aller et… dans la seconde, se pend dans le bureau ! Ce suicide, contre toute attente, ne provoque pas l’horreur chez Mount et Posteux mais l’intérêt. Les deux collègues vont s’apercevoir que Felde est beaucoup plus intéressant mort que vivant !
Délaissant leur travail, ils n’auront de cesse que de s’intéresser au cadavre, allant jusqu’à le manipuler pour… le transformer… pour… lui faire jouer des numéros. Bientôt le fait d’aller au travail les remplit de bonheur, à la seule joie de retrouver leur « nouveau jouet ». Ils sont heureux, Felde leur a montré la voie, une lumière brille à l’intérieur, une force créatrice les anime.
Par le jeu et la création, les sentiments humains, jusque là enfouis et contraints, vont ressurgir, jusqu’à la naissance de l’amour entre Posteux et Mount. De la mort de Felde va découler la renaissance des deux collègues.
Jusqu’à ce que tombent les masques…
visuel-anatole

 

L'ÉQUIPE
Mise en scène Pierre BLAIN
Assistante Christine BERNARD
Comédien-clowns Jonathan GENSBURGER
Magali MARIA
Julien STORINI
Scénographe, construction décor Franck ESCOBAR
Création lumière Thomas HOCQUET
Création costumes Aurélie LACHMANN
Lycée professionnel des Coteaux – Cannes
Illustration Fanny BALZAMO
Photographe
Nathalie STERNALSKI
Coproduction  THEATRE NATIONAL DE NICE. Avec le soutien de la ville  de Cannes

Le clown

Anatole F. ? Une tranche de mort et deux de vie, le destin de trois humains. Les personnages ? Complexes car sans manichéisme, fragiles, des pantins ballottés entre l’ennui, le sommeil et le jeu, la vie. Des clowns quoi… Le clown ? Il n’est pas (forcément) pour les enfants. C’est un enfant lui-même, emplis de tous les sentiments exacerbés de l’innocence, de la plus pure poésie à la plus innocente violence.
Ce qui  transpire de lui ? De l’humour noir à la limite du surréalisme, de la découverte de la joie de vivre, de la capacité à retrouver son innocence, son âme d’enfant par la création et le jeu, de la légèreté, de la libération du rire de sujets graves.
Pouvoir rire de la mort, tout en se libérant de son poids, ne serait-ce qu’un instant, n’est-ce pas un cadeau, que ne renierait pas Samuel Beckett et ses clowns métaphysiques.
C’est ce clown qui nous intéresse ici. Un clown sans nez, clown métaphysique qui tangue entre humour et tragédie, clown observateur et quasi-silencieux qui découvre sans cesse le monde, le questionne, avec des yeux d’enfant, emprunts d’étonnement, de colère ... Un code de jeu qui se refuse à toute niaiserie enfantine, mais parle précisément de la complexité de la présence dans le monde.

EXTRAIT
Mount et Posteux sont assis à leur bureau. Felde debout sur le sien, une valise à la main
Felde : Il est grand temps de quitter ce bureau. Je m’en vais.
Felde saute dans le vide. Il est arrêté par une corde qu’il s’était passée autour du cou.
Mount : C’est bizarre un mort.
Posteux : Ce n’est pas bavard.
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Tournée passées

SAISON 2011/202
Théâtre de la Coupole / La Gaude (06), le 3 Février 2012
Salle Léonard de Vinci / Mandelieu (06), le 17 Février 2012

 
SAISON 2010/2011
Théâtre National de Nice (06) Du 28 Septembre au 3 Octobre 2010
Forum Jacques Prévert / Carros (06), le 25 Mars 2011
Théâtre La Licorne / Cannes (06) Dans le cadre de la saison Made in Cannes, le 1er Avril 2011